Ronald Prinn est directeur de recherche au MIT, spécialisé en chimie atmosphérique. Dans cette courte vidéo, il nous présente une synthèse des connaissances actuelles sur le climat, les enjeux et les risques du réchauffement climatique mais aussi les possibles solutions.
"Get greater efficiency in transports and housing,"
Littéralement, nous devons amélirorer l'efficacité énergétique de nos systèmes de transports et de nos bâtiments
Le modèle
Lui et une équipe de chercheur du MIT ont cherché à modéliser le réchauffement climatique en allant au delà des modèles classiques, en intégrant les paramètres liés à l'activité humaine (économiques, agronomiques, sociaux, comportementaux..).

Contrairement à ce que laisse souvent penser la presse, il n'y a finalement que peu d'incertitudes sur les modèles d'évolution du climat (NDLR : l'incertitude subsiste néanmoins sur les inputs du modèle, à savoir notre comportement et nos décisions). Les seuls points sur lesquels un flou subsistent sont le rôle des nuages, des océans et des aérosols dans la régulation du climat. Toutesfois, d'après Prinn, ces incertitudes sont quantifiables facilement à partir des données empiriques (observations et mesures).
Concernant la latitude (l'équateur, les tropiques, les pôles..) les modèles des scientifiques convergents tous approximativement dans leurs conclusions numériques. Ils donnent plusieurs évolutions possible avec à chaque fois une probabilité de réalisation du scénario.
Il y a 1 chance sur 40 pour que le pole sud se réchauffe de 12°C, par exemple. Mais également 1 chance sur 2 pour qu'il subissent une variation de +6°C..
La chaleur au niveau de l'équateur est exportée par les alisés vers les pôles, qui chauffent plus vite que le reste de la planète. C'est une mauvaise nouvelle car dans le modèle cela implique un feedback (rétroaction en français) positif. Pour faire simple, le système est instable et son instabilité libère une énergie qui fait qu'il s'écarte de plus en plus de son équilibre actuel.. En somme, le réchauffement produit du réchauffement ce qui signifie que le process aura dans l'avenir plutôt tendance à accélérer qu'à ralentir.
Les conséquences
Au niveau des océans, le CO2 a tendance à se dissoudre dans l'eau, conduisant à une diminution du pH, ce qui revient à dire que ceux-ci deviennent plus acides. La bonne nouvelle est que les modèles qui interviennent au niveau de la chimie océanique prédisent qu'en dessous d'un certain seuil de CO2 absorbé, les océans ont la capacités de se régénérer. La mauvaise nouvelle c'est qu'au delà de ce seuil, qui n'est pas encore déterminé précisément, le processus ne pourra plus être stoppé.
L'évolution actuelle sur les 100 prochaines années est à une diminution allant croissante avec la latitude jusqu'à une variation de -1 point de pH aux pôles. Le pH mesure la concentration en ions H30+ dans une solution. Il se situe sur une échelle entre 0 et 14. Pour les non-chimistes, une baisse de 1 point peut paraitre faible mais elle est en faite très importante à l'échelle des océans. Elle signifie que les ions H3O+ sont 10 fois plus concentrés. Les conséquences à prévoir serait catastrophiques puisque la moitié des eaux du globes verrait leur pH diminuer de plus de 0.5 point, signifiant la fin du phytoplancton et par suite de toutes les espèces sous-marine dans 50% de la surface couverte par les océans.
Au delà du pH océanique, Prinn explique que la puissance des ouragans augmente 2 à 3 fois plus vite que la température. Il signal également que le réchauffement peut également amener à faire fondre le permafrost et la toundra arctique pouvant libérer jusqu'à 500 milliards de tonnes de CO2, soit l'équivalent d'environ 300 milliards d'années de trajets domicile-travail pour un français moyen en voiture..

Les solutions
Ronald Prinn estime que "tout n'est pas perdu" et évoque deux solutions immédiates et peut couteuses vis à vis des enjeux auxquels l'humanité est confrontée : améliorer l'efficacité énergétique des systèmes de transports et des logements. Ensuite, il fait référence à la possibilité de pièger le CO2 dans le sous-sol qui pour l'instant reste seulement une hypothèse..
Mais quel rapport avec Immobilio ?
Immobilio.com permet de trouver un logement de façon à pouvoir par la suite privilégier les transports en commun entre son futur-domicile et son travail. Outre une recherche plus facile, cela permet d'accéder individuellement à une meilleure qualité de vie (durée réduite des trajets, moins de fatigues, plus de temps pour soi) tout en optimisant collectivement les déplacements urbains.
Et si tout le monde s'y mettait,..
..un quart des émissions de CO2 des citadins dans les villes offrant un réseau de transport collectifs seraient purement et simplement supprimées..
Plus d'information sur notre recherche de logements en fonction des transports collectifs.
Nous remercions au passage pour leur soutien les associations défi pour la terre et Good Planet (programme action carbone) ainsi que M. Gillet du GIEC et le portail leclimatentrenosmains.org.